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2 juillet 2016

– Interview Wanda-full Artistik Concret’ consiste à poser quatre même questions à plusieurs artistes,   professionnels des métiers de la musique, afin d’avoir différents points de vue, approches, sur une même problématique. –

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Claire Henocque est agent et « booker » depuis 2004.

Après quelques années passées à travailler dans l’industrie du disque (BMG, Nocturne), les médias (MCM TV) et les festivals (festival d’Ile de la France), elle devient « booking agent » chez Azimuth Productions aux côtés de Bernard Batzen, ancien manager de la Mano Negra et Directeur Artistique du Printemps de Bourges et du Midem. En 2014, forte de plus de dix ans d’expérience professionnelle en tant que « booking agent » à un niveau international, elle fonde Tour Makers, dans l’objectif de travailler pour des artistes français et internationaux au niveau européen.

 1- Qu’est ce qui vous motive chaque matin?

 Lorsque l’on travaille avec un artiste, il s’instaure une relation de confiance ; je considère donc que mon métier est de mettre ma compétence de booker (c’est à dire mon savoir faire en matière d’organisation de tournée) au service de l’artiste, afin qu’il puisse bénéficier de la meilleure exposition possible, et qu’il rencontre son public.

 Ce qui me motive chaque matin, c’est donc d’assumer au mieux cette responsabilité, en obtenant systématiquement les meilleurs résultats possible. Il est toujours très satisfaisant de parvenir à organiser une tournée au niveau international, en collaborant avec des promoteurs de tous les pays, et de participer ainsi au succès d’un projet artistique.

 2- Que diriez vous de l’environnement du marché du disque actuel ?

 Depuis 2005, l’industrie du disque est en crise. Elle n’a pas su négocier le tournant technologique de la dématérialisation de la musique, amené par le développement d’internet. Les acteurs de ce marché peinent désormais à trouver de nouveaux modèles économiques qui fonctionnent. Deezer, Spotify, et les autres plateformes d’écoute en streaming par abonnement n’apportent pas une rémunération suffisante aux artistes. De plus, le financement publicitaire des sites de diffusion musicale ne fonctionne pas non plus. Certes, le téléchargement légal augmente, mais malheureusement pas assez pour compenser la baisse des ventes physiques de disques, en magasin.

 Aujourd’hui, ce sont les géants d’internet qui récoltent majoritairement les fruits de la création artistique. YouTube, par exemple, est devenu l’un des principaux médias de la diffusion musicale en ligne. Afin d’obtenir de la visibilité, les artistes se doivent de mettre des vidéos en ligne, et petit à petit, YouTube remplace le téléchargement de musique. Le public se contente de consommer de la musique gratuite en streaming.

 Il est intéressant de noter que cette évolution technologique influence la consommation de musique, à la fois dans sa forme, mais aussi dans le rapport aux artistes. Internet a ainsi permis d’élargir considérablement l’offre de musique proposée au public, tout en transformant l’approche de ce contenu par le consommateur. Aujourd’hui, il s’agit de consommer de plus en plus des « singles », et parfois, un artiste peut remporter un succès immense avec un seul titre, avant de retomber rapidement dans l’oubli. Il est nettement plus difficile, pour les professionnels, de développer la carrière d’un artiste sur le long terme.

 3- Pouvez vous nous raconter en quoi consiste réellement votre métier?

 Je suis booker, j’ai pour mission de développer les artistes avec lesquels je travaille, en leur trouvant des concerts, et en organisant leurs tournées. Je suis en contact avec les promoteurs, les festivals et les salles de spectacle pour leur proposer les artistes que je défends et essayer de leur vendre des dates de concerts. Puis, lorsque la date est confirmée, j’assure le suivi contractuel et logistique, en collaboration avec le chargé de production et le régisseur.

J’ai aussi un rôle stratégique et financier, puisque je dois élaborer un planning de tournée cohérent, qui réponde à des objectifs de développement par zone géographique, et que je dois trouver les moyens de financer les concerts (certaines tournées, surtout à l’international, nécessitent parfois de décrocher des subventions, car le revenu des ventes de concerts n’est alors pas suffisant pour couvrir les dépenses de production).

 4- comment voyez vous l’avenir de l’Artiste musicien ?

 Je pense qu’à l’avenir, les artistes vont devoir s’occuper de plus en plus des aspects économiques et logistiques de leur propre carrière.

 Pour les professionnels de la musique, il est d’ailleurs essentiel que l’artiste maîtrise les enjeux de son métier, afin de pouvoir élaborer avec lui la meilleure stratégie de développement possible.

 De plus, dans cet environnement économique toujours plus tendu, les maisons de disques et les tourneurs n’ont plus les moyens d’investir dans la sortie d’un album ou dans une tournée, comme ils le faisaient auparavant : c’est à l’artiste de prendre lui-même le relais.

 C’est ainsi le cas aux États-Unis et en Angleterre, par exemple, où l’organisation logistique des tournées (transports, régie, salaires, merchandising, etc…) et la promotion (relations presse, et community management) sont souvent directement prises en charge par l’artiste, qui s’entoure alors non seulement d’un manager, mais aussi d’un « publicist » (qui s’occupe de la promotion), d’un « tour manager » (qui gère la logistique des tournées), etc… Le label et l’agent (celui qui vend les concerts) ont alors un rôle secondaire dans la carrière de l’artiste.

 Enfin, avec le développement des réseaux sociaux, c’est souvent l’artiste lui-même qui assure le « community management », et qui maîtrise son image.

 L’artiste est ainsi de plus en plus indépendant, et gère sa carrière comme un chef d’entreprise, en s’entourant des services et des compétences nécessaires à son bon développement.

 Merci Beaucoup,

 Blick Bassy

 

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– Music Industry Reacts To UK EU Brexit –

25 juin 2016

It is too early to know the full affect of yesterday’s vote by Britains to leave the European Union, but its almost universally believed that the musicians and the music industry will be hit hard. Here’s the latest Brexit reaction from across the music industry.

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The Music Industry Reacts To Brexit

Independent Companies Hit Hardest

  • « There could be countless implications for the UK media and sectors but smaller companies such as independent labels, independent production companies and tech start ups look set to be hardest hit. » – Mark Mulligan, MiDA

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  • Music companies liked being based in Britain because that gave them a friendly beachhead into Europe in a stable English-speaking country.Not anymore. What about all the British music companies with offices in Europe and vice versa? There are hundreds, if not thousands, of employees involved. – A Journal Of Music Things

Musicians Could Be Forced To Move

  • « As things stand, musicians from all 28 EU countries can live and work in the UK without prior condition.  After Brexit, they will have to prove they are earning £35,000 a year. Many, including regular players in the London orchestras and most outside London, do not achieve that income. Slippedisc

Trouble For Live Music

  • Getting visas an absolute minefield and it costs a lot of money, and it’s the reason that a lot of people don’t get to tour America. Even going to a country like Japan where visas are quite easy to get, I know how difficult it is having to factor in the cost and the time to acquire a visa. » – Colin Roberts, Big Life Management (Bloc Party) via Pitchfork
  • And then there are fans crossing borders to attend festivals.

UK Music Trade Groups Project Postivity

  • “Following today’s result on Brexit AIM will liaise closely with our members, other trade bodies and colleagues across the music industry to ensure that the strength and standing of the independent music community in the international marketplace is not diminished by these events.” – Alison Wenham, CEO, AIM
  • “The outcome of the EU Referendum will come as a surprise to many across the music community, who will be concerned by the economic uncertainty that lies ahead and the impact this may have on business prospects. However, the UK public has spoken, and once the short-term political and macro-economic consequences have played out, this decision will mean new priorities for the music industry in our work with government.

We will, of course, press the government to swiftly negotiate trade deals that will ensure unimpeded access to EU markets for our music and our touring artists. Our government will also now have the opportunity to legislate for stronger domestic copyright rules that encourage investment here in the UK and which will protect UK creators from piracy and from tech platforms siphoning off value through copyright loopholes”.

We are confident that British music will remain hugely popular across Europe and we will work hard to make sure UK labels are able to capitaliZe on that demand.” – Geoff Taylor, BPI

• « Change is on the way that’s for sure, but one thing is clear. The UK music sector will remain a fundamental player in Europe, which of course goes beyond the EU and we will continue to work hard to ensure that Brexit doesn’t interfere with the ability of European citizens to continue to enjoy UK music and vice versa. Breaking borders is what our labels do with their artists on a daily basis and that will continue.

We are all Europeans and AIM’s role within IMPALA will remain key – we have so much to achieve together. 

http://www.hypebot.com/hypebot/2016/06/music-industry-reacts-to-uk-eu-brexit.html?utm_source=feedblitz&utm_medium=FeedBlitzEmail&utm_content=395530&utm_campaign=0