News

– U n e p é t i t i o n d ‘ a r t i s t e s c o n t r e Y o u T u b e e t l e s s i t e s d e v i d é o s –

16 juillet 2016
Parmi le millier d’artistes qui accusent YouTube et les sites vidéos de ne pas les rétribuer suffisamment, le DJ David Guetta, les chanteurs Taylor Swift, Ed Sheeran, Miossec, Brigitte ou Kendji Girac. LP/Jean-Baptiset Quentin/Olivier Corsan/Philippe de Poulpiquet/Frédéric Dugit 

Les artistes contre YouTube et les sites de vidéos. Un millier d’artistes internationaux, dont Sam Smith, David Guetta ou Paul McCartney, ont appelé jeudi la commission européenne à réviser le statut juridique de plateformes vidéo comme YouTube, accusées d’abuser de leur position d’«hébergeurs» pour ne pas rétribuer suffisamment les créateurs de musique.

«L’avenir (de l’industrie musicale, ndlr) est menacé par un sérieux +transfert de valeur+ causé par les services d’hébergement de contenus comme YouTube qui détournent la valeur créée par les artistes et les chanteurs de façon déloyale», écrivent-ils dans un courrier adressé au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Parmi le millier de signataires figurent notamment Sam Smith, David Guetta, Taylor Swift, Paul McCartney, Elton John, Lady Gaga, Ed Sheeran, Coldplay ou encore Sting ou Robert Plant (Led Zeppelin). De nombreux chanteurs français figurent aussi dans la liste: Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel, Patricia Kaas, Carla Bruni, Indochine, Brigitte, Miossec, Kendji Girac, Louane, Maître Gims, Michel Sardou ou Maxime Le Forestier.

Les artistes signataires estiment que les discussions à venir au niveau européen sur le droit d’auteur sont l’occasion de «corriger cette importante distorsion économique» en clarifiant le statut juridique des plateformes accusées d’abuser de leur statut d’«hébergeurs» qui leur évite d’avoir à négocier des droits de diffusion comme le font les sites de streaming.

Un stream vidéo serait trois fois moins rémunérateur qu’un stream audio

Selon les calculs du Snep, principal syndicat des producteurs de disques en France, un stream vidéo rapporterait environ trois fois moins aux producteurs qu’un stream audio gratuit sur un site de type Deezer ou Spotify et cinquante fois moins qu’un stream audio payant (via les abonnements aux sites de streaming). S’il n’y a pas à proprement parler de négociation de licence, YouTube conclut néanmoins des accords avec les producteurs mais à des prix «artificiellement bas», selon le Snep.

Dans une déclaration au magazine spécialisé américain «Billboard», YouTube a récemment souligné «qu’une très écrasante majorité de labels a signé des accords avec YouTube pour permettre la diffusion de vidéos et en tirer des revenus». «A ce jour, nous avons reversé plus de 3 milliards de dollars (2,7 Mds d’euros) à l’industrie musicale, et le chiffre augmente d’année en année», avait ajouté la plateforme de Google dans cette déclaration.

  leparisien.fr

Vous aimeriez aussi ...

Aucun commentaire

Déposer un message